Centre d'agriculture biologique du Canada Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC)

Page d'accueil du CABC

Le rouleau agricole écrase la culture-abri pour éviter de travailler le sol

par Ed White, The Western Producer

Les yeux remplis de convoitise, les agriculteurs organiques soupirent à la vue d’une superbe machine qui peut écraser la culture-abri en une couverture uniforme.

« J’aimerais bien avoir une machine comme ça », dit un agriculteur qui faisait partie d’un groupe de producteurs, de chercheurs et d’étudiants universitaires en agronomie qui a récemment pris part à une visite des parcelles de recherche en agriculture biologique de l’Université du Manitoba, situées à Glenlea.

« Je me demande combien elle coûte? »

Inventé aux États-Unis, le rouleau tracté permet d’étendre la culture-abri en cassant les tiges et en tuant les plantes pour éviter de travailler le sol.

C’est important, parce que les sols exposés et labourés sont susceptibles à l’érosion, et que le labourage utilise plus de carburant.

« C’est une façon éconergétique d’amender l’engrais vert », explique le chercheur Martin Entz.

Tôt ou tard, les résidus de féverole sont labourés dans le sol, mais ils demeurent à la surface du sol pendant des semaines et des mois et protègent le sol tout en y restituant des nutriments bénéfiques.

Entz explique que la culture primaire se dégrade et que les éléments nutritifs s’infiltrent dans le sol. À ce stade, les bactéries exercent sur elles une action qui leur permet de fertiliser le sol.

« Dans un système de production biologique, une culture-abri pareille peut demeurer au sol jusqu’en septembre », dit-il.

À la ferme expérimentale de Carman, au Manitoba, Entz et d’autres chercheurs mettront à l’essai une nouveauté, soit de planter une culture-abri de canola sous les résidus de féverole non labourés de façon à retenir l’azote dans le sol tout en le protégeant.

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre des travaux menés par Entz et par d’autres chercheurs visant à élaborer des systèmes de production biologique avec travail du sol réduit, une notion qui doit sembler contradictoire pour certains producteurs biologiques.

« Nous connaissons un certain succès ou, du moins, nous commençons à en avoir », déclare Entz.

Le CABC tient à remercier Western Producer de lui avoir donné l’autorisation d’afficher cet article sur son site Web.

English version

Affiché en janvier 2008

 

Haut de la page

© 2010, Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC)