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La rotation des cultures biologiques remporte la palme

Par Ed White, The Western Producer

Les agriculteurs biologiques ne considèrent pas qu’ils font partie d’un mouvement aux idées farfelues et faisant preuve de complaisance.

Pour eux, l’agriculture biologique est une autre forme d’agriculture qui doit être pratiquée de manière efficace, professionnelle et rentable.

« Mes valeurs sont axées sur des réalités bien concrètes », a affirmé Gilles Cop, de Redvers, Saskatchewan, lors d’une visite récente du centre de recherche agricole de l’université du Manitoba, près de Glenlea.

« Je dois trouver l’essentiel pour que cela porte fruit. »

Au grand plaisir des agriculteurs ayant pris part à la visite, il a ainsi été déterminé que, des quatre cultures en rotation étudiées à la ferme, la plus rentable à long terme était la culture biologique.

Il s’agit toutefois d’une alternance inhabituelle : luzerne, luzerne, blé, lin.

Au cours des douze années de recherche, cette combinaison s’est révélée plus rentable qu’une rotation de cultures intégrées similaire à l’aide de produits chimiques et que la rotation de cultures à deux céréales, l’une étant biologique et l’autre traditionnelle.

Et cela ne comporte aucun supplément pour les céréales biologiques.

« Aussi difficile à croire que cela puisse paraître, ce système s’est révélé le plus rentable sur le marché économique », a affirmé le chercheur Martin Entz.

La raison en est la réduction des moyens de production, y compris moins d’engrais, de produits chimiques et de carburant.

La rotation des cultures assure sa propre fumure azotée et nécessite beaucoup moins d’opérations de machinerie agricole que d’autres systèmes de culture traditionnels ou biologiques.

De nombreux agriculteurs ont de la difficulté à reconnaître la luzerne comme composante principale d’un système de culture biologique. Martin Entz a affirmé toutefois que les agriculteurs commencent à se rendre compte que les cultures fourragères et le fumier de bétail sont essentiels à la rentabilité d’un système de production céréalière.

« Une révolution en matière de pacage s’effectue au Manitoba », poursuit M. Entz.
Il ajoute que si le prix du carburant continue d’augmenter, les économies en termes de machinerie agricole deviendront beaucoup plus importantes dans un système de production céréalière biologique comportant des cultures fourragères.

« Je crois que le marché économique des cultures fourragères sera de plus en plus lié au prix de l’énergie. »

Michael Buchen, spécialiste de l’industrie de l’élevage bovin au ministère de l’Agriculture du Manitoba, s’est dit enthousiasmé par la réussite qu’a obtenue la rotation des cultures sur le marché économique, en raison de la place de choix qu’elle offre aux éleveurs de bovins de boucherie dans l’économie agricole.

« Cela démontre toute l’importance que revêt l’élevage de bétail dans le domaine de l’agriculture biologique », a-t-il ajouté.

« La boucle est bouclée. »

M. Cop a affirmé que cette analyse économique répondait à sa question principale de la journée : « Comment allier l’élevage de bovins au système de production biologique dans sa totalité ? ».

Il a eu une meilleure opinion au sujet de son propre système de production biologique, lequel comporte les quarts de section suivants : trois de blé, deux d’orge et un de luzerne.

« La rotation de la culture de luzerne confirme les travaux que j’ai effectués d’instinct », a-t-il ajouté.


Le Centre d’agriculture biologique du Canada (CABC) remercie le Western Producerr, qui a consenti à l’affichage de cet article sur son site Internet.

 

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Affiché en janvier 2008

 

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