
Heather
Mason
PhD, Université de l'Alberta
J'ai effectué mes études postsecondaires en horticulture. Puis, après
avoir obtenu un diplôme en Gestion serricole du Olds College (Alberta),
j'ai décidé d'explorer le domaine de la recherche scientifique. Je me
suis inscrite à l'Université de l'Alberta où j'ai obtenu un B. Sc.
en Agronomie (phytotechnie) en décembre 2002. Pendant mes études, j'ai
travaillé avec Dean Spaner Ph. D. au programme d'amélioration du blé de
l'Université de l'Alberta, ce qui m'a permis de mieux connaître les réalités
de la recherche au champ. En janvier 2003, j'ai entrepris ma maîtrise
sous la supervision de M. Spaner et, à l'été 2005, je décidais d'entreprendre
un doctorat.
Je suis très heureuse de participer à la recherche agronomique au Canada
basée sur la régie biologique. Je suis convaincue que tant les producteurs
que les consommateurs canadiens et étrangers peuvent bénéficier des nombreux
avantages environnementaux, économiques et sociaux de l'agriculture biologique.
Mon projet de recherche vise à comparer la compétitivité du blé de printemps
(T. aestivum) sous régie conventionnelle et sous régie biologique
dans le centre-nord de l'Alberta. La hauteur de la plante et la capacité
de tallage constituent les caractéristiques les plus souvent mentionnées
pour les céréales qui affichent une bonne compétitivité contre les mauvaises
herbes. En outre, les agriculteurs et les chercheurs ont émis l'hypothèse
selon laquelle les anciens cultivars ou les cultivars patrimoniaux sélectionnés
avant l'introduction des pesticides et des engrais chimiques conviendraient
mieux à la production biologique et offriraient une meilleure compétitivité
face aux mauvaises herbes.
Nous avons évalué la performance contre les mauvaises herbes de neuf
cultivars de blé de printemps de hauteur et de capacité de tallage différentes
sous régie conventionnelle et sous régie biologique. Au cours de ces essais,
nous avons aussi mesuré l'effet du taux de semis sur la croissance des
mauvaises herbes en postlevée. Le projet, réalisé sur deux ans, s'est
déroulé à Edmonton, sur un site biologique et sur un site conventionnel,
et à New Norway, dans une ferme certifiée biologique. De plus, pour vérifier
l'hypothèse du blé patrimonial, nous avons mesuré la performance de 32
cultivars de blés patrimoniaux sur des parcelles biologiques et conventionnelles.
Pendant trois ans, nous avons évalué 32 différents cultivars de blé de
printemps canadiens, mis en marché entre 1885 et 1999, sur des parcelles
biologiques et conventionnelles d'Edmonton, de Lacombe et de New Norway.
Je suis convaincue que les résultats de ces essais apporteront un éclairage
nouveau sur les facteurs de compétitivité du blé et comment la régie de
culture influence cette compétitivité. Si des différences importantes
étaient observées entre la performance des cultivars sous régie conventionnelle
et celle des cultivars sous régie biologique, un programme d'amélioration
du blé destiné à la régie biologique serait souhaitable.
Pour plus d'information, contactez :
Courriel : hemason@telus.net
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