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Évaluation des bancs de référence de l’agriculture biologique au Danemark

J. Faerge et J. Magid
Département de la phytodiététique, Laboratoire de la fertilité des sols, Université royale de médecine vétérinaire et d’agriculture, Rolighedsvej 26, DK-1958 Frederiksberg C, Danemark.

Résumé
À la demande de l’agence de protection de l’environnement du Danemark, un scénario de discussion sur les possibilités de conversion au biologique à 100 % de l’agriculture danoise a été publiée au printemps 1999.

La conclusion du scénario indique que les facteurs les plus restrictifs concernant une telle conversion est le besoin d’importer du potassium (K) au Danemark, afin de produire des rendements raisonnables dans les cultures artificielles de trèfle qui sont également la source principale d’azote dans le scénario. Au moment de l’examen du scénario, il n’y avait pas de données danoises sur l’agriculture biologique indépendantes de celles concernant les nutriments provenant de la production conventionnelle des aliments pour bétail, de fumier et de paille.

Toutefois, depuis l’élaboration du scénario, des expériences de référence de l’agriculture biologique ont été établies. Un examen de ces expériences révèle que le fumier appliqué avait été produit selon les méthodes classiques et n’était pas issu des expériences. D’autre part, la teneur en potassium dans la production de cultures avait été réduite de 20 % à 40 % par rapport aux valeurs normalisées danoises.

Par conséquent, l’utilisation de fumier à base de fourrages produit selon les méthodes classiques laisse croire que la teneur en potassium dépassait largement sa disponibilité lorsque les fourrages produits dans le cadre des expériences servaient de base au fumier. Il manquait d’importantes rétroactions du système. Pour en apprendre davantage sur la fertilité des sols dans une agriculture biologique danoise sans engrais industriels, il fallait donc considérer un petit nombre de modifications importantes à apporter aux expériences de référence.

En premier lieu, le fumier utilisé dans une parcelle d’essai individuelle doit concorder avec celui utilisé dans les cultures d’une même parcelle, p. ex. des méthodes d’alimentation et des cueillettes de fumier distinctes, correspondant aux parcelles individuelles, peuvent être nécessaires ou, à tout le moins, une évaluation des valeurs maximales admissibles du contenu des nutriments dans le fumier ajouté devrait être considérée.


Source
Acta Agriculturae Scandinavica Section-B, Soil and Plant Science (2003) 53: 64-68


English


Affiché en octobre 2008

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