
Comparaison à court terme dans un sol limoneux d’une gestion
biologique utilisant deux amendements organiques contre une gestion classique
J. F. Herencia1, J. C. Ruiz1, S. Melero1, P. A. Garcia Galavís1 and C. Maqueda2*
Résumé
La transition de la gestion classique à la gestion biologique en
agriculture s’accompagne de changements dans les propriétés
chimiques du sol et de processus susceptibles d’influer sur la fertilité
de ce dernier. La gestion biologique est très complexe, et la présente
étude se porte sur une comparaison à court terme des effets
de l’agriculture biologique et classique sur les propriétés
chimiques d’un sol limoneux (Xérofluvent) au cours d’un
essai mené dans la vallée du fleuve Guadalquivir (Séville,
Espagne) durant une succession de cinq cycles de cultures sur une période
de 3 ans.
La comparaison a porté sur la rotation et les variétés
de cultures dans un système en gestion agricole classique utilisant
de l’engrais minéral et deux systèmes biologiques
utilisant soit du compost végétal ou du fumier.
À la fin de l’étude, le sol en gestion biologique
était caractérisé par des concentrations plus élevées
de carbone organique du sol (OC), N et P, K, Fe et Zn assimilables. Les
valeurs de Mn et de Cu (en particulier) assimilables n’indiquaient
pas de différences significatives.
Globalement, l’épandage de fumier a donné des hausses
plus rapides des valeurs nutritives du sol que le compost qui, lui, a
eu des effets sur plusieurs cycles de cultures subséquents.
La présente étude a démontré que l’utilisation
de composts organiques entraîne une augmentation du C organique
du sol et du stockage des éléments nutritifs, ce qui peut
se traduire par des bienfaits au plan de la fertilité à
long terme.
Cependant, au moins 2 à 3 années de gestion biologique
sont nécessaires, selon les caractéristiques du compost,
pour observer des différences notables. Les rendements moyens des
cultures en gestion biologique étaient de 23 % inférieurs;
toutefois, seules deux cultures ont présenté des différences
statistiquement marquées.
Source
Journal of Agricultural Science (2008) 146: 677-687
(1) Centro de Investigación y Formación Agraria ‘Las
Torres-Tomejil’ (CIFA), P.C.41200, Alcalá del Río
(Sevilla), Spain
(2) Instituto de Recursos Naturales y Agrobiología (CSIC), Apdo
1052, P.C. 41080, Sevilla, Spain
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juanf.herencia@juntadeandalucia.es
English
Publié en marche 2009
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