
Les fourrages pourraient aider à diversifier les systèmes
culturaux des grandes plaines du nord de l’Amérique
M. H. Entz1*, V. S. Baron2,
P. M. Carr3, D. W. Meyer4,
S. R. Smith, Jr.5 et W. P. McCaughey6
Résumé
Les plantes fourragères sont cultivées sur près de
12 millions d’hectares dans les grandes plaines du nord de l’Amérique.
Ce document examine les avantages de la diversification des rotations
des cultures avec des cultures de plantes fourragères, et fait
ressortir les innovations dans les systèmes de production fourragère.
Un rendement plus élevé de la production céréalière
à la suite des cultures fourragères (jusqu’à
13 ans selon une étude), des changements dans la dynamique des
populations de mauvaises herbes loin des mauvaises herbes cultivées
et une amélioration de la qualité des sols s’inscrivent
aux avantages agronomiques de la rotation des cultures de plantes fourragères
avec des cultures céréalières annuelles. La rotation
des légumineuses vivaces réduit également la demande
en énergie par ses ajouts importants d’azote au sol.
La disponibilité en eau dans les sols peut restreindre la mesure
dans laquelle les plantes fourragères profitent aux cultures suivantes.
Dans des conditions climatiques semi-arides, les plantes fourragères
peuvent plutôt réduire les rendements des cultures suivantes.
C’est pour cette raison que des pratiques agricoles axées
sur la conservation de l’eau dans les sols ont été
élaborées pour tenter de corriger ce problème.
Les plantes fourragères en rotation ont des effets bénéfiques
sur l’environnement, tels que la séquestration du carbone,
un habitat essentiel des espèces sauvages et un lessivage moins
élevé de NO3. À l’heure actuelle, une gamme
plus vaste d’espèces de plantes annuelles sont utilisées
dans les systèmes de production fourragère afin de prolonger
la saison de paissance et d’optimiser l’utilisation des ressources
hydriques.
La gestion intensive des pâturages à l’aide des cultures
de plantes fourragères s’accroît avec une utilisation
plus marquée de la luzerne (Medicago sativa L.) dans les systèmes
de paissance; dans certains cas, on utilise des cultivars de luzerne qui
aident à réduire le ballonnement. Les systèmes de
paissance semblent avantager la santé animale et humaine et, il
est permis de penser, la santé de l’environnement. Les systèmes
de paissance épuisent moins les nutriments que les systèmes
fourragers. Pour cette raison, les stratégies de gestion peuvent
varier pour la culture suivante.
D’autres recherches devront être effectuées pour optimiser
le rôle des pâtures cultivées dans les systèmes
de culture céréalière.
Source
Agronomy Journal (2002) 94: 240-250
(1) Département de phytologie, Université du Manitoba,
Winnipeg, MB, Canada R3T 2N2
* Auteur principal (m_entz@umanitoba.ca)
(2) Agriculture et Agroalimentaire Canada., Centre de recherche de Lacombe,
Lacombe, AB, Canada T4L 1W1
(3) Université du Dakota du Nord, Dickinson Research and Extension
Center, 1089 State Ave., Dickinson, ND 58601
(4) Département de phytologie, Université du Dakota du Nord,
Fargo, ND 58105
(5) Département de phytotechnie, pédologie et sciences
de l’environnement, 424 Smyth Hall, Virginia Tech, Blacksburg, VA
24061-0404
(6) Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche de Brandon,
Brandon, MB, Canada R7A 5Y3
English
Affiché en décembre 2007
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