
Production de pommes de transformation biologiques
Charlie Embree
Les chercheurs de Kentville ont converti l'un des vergers d'AAC
de la ferme expérimentale de Kentville à la production biologique,
dans le cadre d'un projet pilote en collaboration avec des producteurs
de la région. Ce projet pilote étudie les méthodes
utilisées en production biologique et identifie les défis
qu'on y rencontre. Une usine de transformation locale bien établie
a obtenu sa certification biologique et a commencé à transformer
les fruits en 2002. Le processus de certification représenta en
lui-même un fédi.
Les rendements du verger lors de la première année de transition
ont été égaux aux rendements conventionnels. Lors
de la deuxième année, ils ont été nettement
moindres. Les maladies, surtout la tavelure, ont représenté
une source de soucis. On tente d'y remédier en produisant
des variétés résistantes.
Les principaux problèmes rencontrés incluaient la pyrale
de la pomme et la mouche de la pomme. On a lutté contre les insectes
en augmentant le recours aux méthodes naturelles, au moyen de prédateurs,
de parasites et d'insectes utiles, ainsi qu'au moyen de pièges
et d'appâts. L'application de produits comme le Bt,
le savon et l'argile est également prometteuse.
Les problèmes de mauvaises herbes sont limités grâce
à l'application de foin, de copeaux, de vinaigre horticole
et le broutage d'animaux. Les porcs peuvent être particulièrement
utiles pour luter contre les mauvaises herbes. Ils peuvent également
réduire les infestations de mouches de la pomme en mangeant les
pommes qui tombent sur le sol et limiter la propagation des maladies par
le biais des feuilles infectées en mélangeant le paillis
et le compost.
Plusieurs types d'amendements de sol semblent prometteurs, dont les composts
de volaille et de poissons. Certaines modifications des moments d'application
peuvent réduire les pertes d'éléments nutritifs.
Les pommiers produisent plus de fleurs que ce qui peut effectivement arriver
à maturité, alors les agents d'éclaircissage sont
importants. On doit étudier des matières acceptées
en production biologique comme l'argile kaolin en tant agents d'éclaircissage
des fleurs. L'entreposage à long terme est également une
question délicate.
Les défis qui restent à relever incluent le développement
de nouveaux produits de lutte biologique contre les mauvaises herbes et
ravageurs et acquérir une meilleure compréhension de leurs
effets à long terme sur les éléments nutritifs du
sol.
Source
1 iere Atelier Canadien de recherche en agriculture biologique, Université de Guelph, 22 janvier 2004
Comment communiquer avec nous :
Charlie Embree, Centre de recherches en agroalimentaire et en horticulture
de la région de l'Atlantique, Kentville, 32 Main St., Kentville
(Nouvelle-Écosse), B4N 1J5, CANADA
Courriel : embreec@agr.gc.ca
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