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Les génotypes de blé de printemps n’affectent pas tous de la même façon la microflore du sol et la qualité boulangère du grain quand le blé est cultivé de maniére biologique ou classique

A. G. Nelson1, S. Quideau2, B. Frick3, D. Niziol4, J. Clapperton5 et D. Spaner1

Résumé
Les cultivars de blé (Triticum aestivum L.) pourraient agir différemment sur la microflore du sol et sur la qualité boulangère du grain.

Les auteurs ont entrepris une étude sur le terrain pour comparer cinq varié té s de blé de printemps canadiennes cultivées de manière biologique ou classique sur le plan du rendement, de la qualité boulangère et des acides gras phospholipidiques présents dans le sol (AGPL).

Le blé cultivé de manière biologique donne un rendement (2,74 t par hectare) approximativement égal à la moitié de celui du blé cultivé de la manière usuelle (5,02 t par hectare), mais la teneur en protéines é tait plus élevée chez le premier que le second (16,6 % c. 15,3 %, respectivement).

Les mesures de la diversité de la population microbienne du sol sont sensiblement plus élevées pour la culture biologique que pour la culture classique, notamment la richesse en AGPL (31 c. 27 AGPL uniques par échantillon, respectivement) et la diversité des AGPL (indices de diversité de Shannon de 2,90 et de 2,73, respectivement). Dans la culture biologique, les valeurs de la diversité sont positivement corrélées au rendement grainier des adventices (0,44BrB0,55), signe que les mauvaises herbes jouent un certain rôle dans la diversité de la microflore. L’usage de compost de bovins laitiers dans la culture biologique pourrait aussi expliquer la variation de la population microbienne entre les deux systèmes.

Dans la culture classique, le cultivar de blé le plus récent, AC Superb, était accompagné d’une concentration de mycorhizes dans le sol supérieure (1,97 %) à celle relevée avec les autres cultivars (1,32_1,43).

Ces résultats laissent croire que les travaux d’hybridation réalisés dans le cadre de l’agriculture traditionnelle pourraient avoir débouché sur une dépendance aux mycorhizes dans un tel environnement. Les systèmes agricoles incluant une diversité de plantes, comme la polyculture, pourraient concourir à une meilleure diversité de la microflore.


Source
Canadian Journal of Plant Science (2011) 91: 485-495
DOI: 10.4141/cjps10056


(1) Department of Agricultural, Food and Nutritional Science, University of Alberta, Edmonton, Alberta, Canada T6G 2P5
(2) Department of Renewable Resources, University of Alberta, Edmonton, Alberta, Canada T6G 2H1
(3) Department of Plant Sciences, University of Saskatchewan, Saskatoon, Saskatchewan, Canada S7N 5A8
(4) Agriculture and Agri-Food Canada, Winnipeg, Manitoba, Canada R3T 2M9
(5) Agriculture and Agri-Food Canada, Lethbridge, Alberta, Canada T1J 4B1


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Affiché en juin 2011

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